Communication client

SMS ou courriel : quel canal vos clients lisent vraiment ?

Julien Tétrault | | 3 min de lecture
Mains d'un client qui lit un texto de rappel de rendez-vous de son salon

Une place vient de se libérer à 14 h et vous avez trois cents clients dans votre logiciel. Par quel canal passe le message ? La question n’est pas neuve, mais la réponse a changé : le texto et le courriel ne jouent plus dans la même catégorie.

Est-ce que votre message est seulement lu ?

Un texto s’affiche sur l’écran verrouillé. Le client le lit sans même déverrouiller son téléphone, souvent dans la minute. Un courriel, lui, atterrit dans une boîte partagée avec les infolettres, les reçus et les publicités, et il attend.

C’est le critère qui décide de tous les autres. Un message non lu n’a aucune des qualités qu’on lui prête.

💡 Ce que j’observe chez nos clients : la boîte courriel personnelle n’est presque plus consultée, alors que le téléphone l’est en continu. Le même message, envoyé aux mêmes personnes, n’a pas du tout la même portée selon le canal qui le transporte.

Le canal où le client répond

Un rappel par texto n’est pas un message à sens unique. Le client répond dans le fil, souvent en trois mots : « je peux pas jeudi, on déplace ? » Vous apprenez l’annulation la veille et non le matin même, donc la place repart.

Un rappel par courriel ne reçoit à peu près jamais de réponse. Ce n’est pas une question de politesse, c’est une question d’effort : personne ne rédige un courriel pour déplacer un rendez-vous. Cette différence se compte en places vendues.

Le message qui ne vaut plus rien demain

Une annulation à combler cet après-midi, un styliste retenu trente minutes, une fermeture pour tempête. Ces messages perdent toute leur valeur en quelques heures.

Le courriel n’est pas mauvais pour ça, il est simplement hors délai. Annoncer une place de 14 h par courriel à 11 h revient à la laisser vide.

Le test que je donne est simple : si le message a une date de péremption, il part par texto. Sinon, il peut attendre.

160 caractères et un coût à l’unité

On présente partout la limite des 160 caractères et le prix du texto comme les faiblesses du canal. Ce sont ses garde-fous. Un message qui se paie à l’envoi ne part que s’il y a une vraie raison, et cette contrainte protège votre lien avec le client.

Le courriel, gratuit et illimité, produit l’effet inverse. C’est exactement ce qui a donné l’infolettre mensuelle que personne n’ouvre, envoyée parce que le mois est fini et non parce qu’il y a quelque chose à dire.

⚠️ Le piège à éviter : le fil de vos textos est un canal de service, pas un canal de promotion. Y glisser un rabais est le moyen le plus rapide de faire désinscrire un client du seul canal qui protège votre agenda. Et au Québec, un texto commercial exige le même consentement et la même désinscription qu’un courriel.

Là où le courriel garde l’avantage

Il reste des messages qu’on ne veut surtout pas envoyer par texto : une hausse de tarifs, un changement d’adresse ou d’horaire, un reçu, une demande d’avis après la visite. Ils sont longs, ils doivent rester consultables, et ils n’appellent aucune réaction immédiate.

Envoyer une hausse de tarifs par texto, c’est faire vibrer une mauvaise nouvelle dans la poche du client sans lui laisser le temps de la lire au calme. Le courriel n’a pas disparu, il a changé de métier. Il ne transporte plus, il archive.

Le comparatif en un coup d’œil

CritèreSMSCourriel
Message vuSur l’écran verrouilléDans un onglet, plus tard
Réponse du clientElle répond dans le filPresque jamais
Place à combler aujourd’huiArrive à tempsArrive après coup
Message long à conserver160 caractèresSans limite, retrouvable
Coût par envoiÀ l’unitéPresque nul
RecommandationLe texto pour ce qui doit être lu aujourd’hui, le courriel pour ce qui doit rester

Conclusion

Le partage tient sur une seule ligne : ce qui doit être lu aujourd’hui part par texto, ce qui doit être retrouvé dans six mois part par courriel. Presque tout ce qui touche votre agenda tombe du côté du texto.

Chez Flowcut, les confirmations et les rappels partent automatiquement par SMS, 24 h, 48 h et 72 h avant le rendez-vous, et 1 h avant sur les plans Pro et Enterprise. Les mêmes messages partent aussi par courriel, parce qu’une confirmation gagne à être visible des deux côtés. Et chaque client garde ses propres préférences de communication, canal par canal et type de message par type de message, pour que vos rappels arrivent là où il les lit vraiment.

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